Bonjour,
Il y a des nuits comme ça tu ne sais pas que tu vas faire un passage dans un monde auquel tu n’avais jamais pensé. Tu penses que tu as déjà tout anticipé et que rien ne peut plus te surprendre. Tu te dis même aussi que tu as tellement l’âme aventurière qu’une nouvelle zone découverte ça sera la grande éclate.
Il faut que vous compreniez une chose en ce qui concerne l’astral: Il y a des mondes issus de vos projections, des illusions collectives, des lieux d’apprentissage (des simulations), des zones tampon de conscience qui représentent les carrefours de rencontre, des zones de ressourcements d’âme dans lesquels on peut rencontrer des guides, des êtres chers pour nous réconforter. Vous avez aussi les versions astrales des dimensions de vie , d’après vie, des mondes où les flux sont bloqués : les mondes des morts, des âmes perdues pendant le passage. Ceci est un aperçu qu’on ne donne pas souvent.
L’avidité avec laquelle certaines personnes ont envie d’aller voir des gens dans le monde des morts par exemple je ne la comprendrai jamais. J’ai fait la désagréable expérience de me retrouver dans un de ces mondes et je dis déjà d’avance j’ai flippé ma race pas par rapport au lieu mais me dire que je peux rester bloquer dans un lieux pareil ou ramener ses énergies avec moi c’est l’horreur.
Une porte énergétique s’est ouverte et je suis passée sans me poser de question. C’était comme un clignement des yeux, tellement rapide. J’ai validé que ma fréquence était supérieure au lieu (petit moment de frime), je pouvais léviter. J’ai vu Akon un peu de loin, petit « eye contact » de la gloire en passant avec mon déhanché léger (la beauté ) en mode « je ne suis pas une groupie MONSIEUR ». Quelques mètres plus loin une jeune fille du coin vient me dire que « le grand » veut me parler (parlant d’Akon bien évidemment).
Moi du haut de mon mètre cinquante-cinq de belle gosse je répond « Ah oui? » tout en regardant le spécimen comme une simple babiole qui n’a pas encore révélé son charme. Je continue en disant « Je suis occupée et très pressée, j’espère que ça ne va pas être long ». La jeune fille m’indique le point de rendez-vous qui est un snack à quelques pas et me demande avec une certaine confiance en elle si je suis bilingue, si je sais parler en anglais, qu’elle peut traduire si besoin. Il ne faut pas me poser des questions qui vont m’obliger à te mépriser comme tu sembles vouloir me mépriser. Je lui répond du bout des lèvres « Bien évidemment, je suis bilingue je n’ai pas besoin d’aide. Par contre vous semblez être une habituée de la situation. » Toupet et caquet rabaissés. L’entrée dans le snack se fait dans un silence bruyant.
Le snack…un endroit hyper bondé. Il y avait là des personnes d’une certaine catégorie, pas de gruaux en vu, que des personnes avec un pouvoir d’achat qui oblige à se quereller avec Dieu. La jeune demoiselle zigzaguait dans la foule moi essayant de la suivre (je commençais à trouver ça très long) et quand enfin nous avons réussi à nous retrouver, elle tenait une bouteille de champagne à la main et me demandait de la suivre vers un ascenseur parce que MONSIEUR m’attendrait là haut. Chose drôle l’ascenseur avait été bloqué et c’est là où je lui dis « Ecoute, moi je vais devoir y aller parce que ça devient long et j’ai des choses à faire ».
Quel culot! Vouloir me faire monter dans une chambre, il m’a pris pour qui en fait? Tu resteras « Lonely ». J’essaye de quitter les lieux mais la jeune fille semble ne pas vouloir me laisser partir. C’est mal me connaître ce que j’ai à faire est plus important que de parler avec Akon. Avec habilité je m’éclipse « A la prochaine fois! ».
Je pense pouvoir rejoindre le chemin par lequel je suis arrivée très facilement mais les choses ne se passent pas comme prévue. Je marche plus longtemps que prévu et il fait nuit par ici, quelques lumières comme dans un quartier chaud, quelques passants, ce qui me rassure. Sauf que le jour et la nuit s’alterne très rapidement et je suis maintenant devant des personnes tenant les accès d’une ambassade et m’invitant à y entrer évidemment je refuse « Je cherche juste mon chemin ».
Je prends un autre couloir et plus j’avance plus je me sens vraiment déboussolée. La mort a une odeur. Celle du monde des morts est une choses mais celle de ce monde était différente. Je suis passée au milieu de plusieurs obsèques en cours de toutes les religions confondues: Chrétien, Musulman, Bouddhiste, Juif. Tous étaient des obsèques de jeunes enfants, des rites funéraires, des lavements de cadavres et dans tous ce sont les mères de ces enfants que je voyais devant en pleurs… C’était dur à regarder, les pleurs retentissent encore dans mes oreilles. Ne retrouvant pas mon chemin, j’ai décidé de revenir en arrière.
Je reviens sur mes pas et rien n’a bougé… C’est là que mon sang fait un tour. Je ne suis pas dans l’astral mais sur une autre dimension. Je suis dans un environnement très stable et c’est là où je dis à haute voix « Mais où est-ce que je suis? » . Je demande à une jeune femme assise là où on est, elle m’emmène vers des petits enfants (encore) et l’un d’eux me dit: « On est dans le monde des larmes. On nous a oublié ici ». Ils sont accompagnés à longueur de temps par des pleurs au loin, des cris de douleurs, ce n’est pas l’enfer ni un monde classique de mort. On les a juste oublié…
Je continuais de chercher une solution pour sortir de là quand j’ai constaté que j’avais un téléphone dans ma poche. Vraiment comme dans matrix, c’est ce téléphone qui a engagé mon extraction du lieu.
Le snack était une zone tampon de sacrifice, l’ambassade également et ce monde est celui des âmes qui ont été prises violemment par des sacrifices: accidents, meurtres, crimes rituels, sacrifices de foetus. Toutes ces âmes ont manquées de la protection de leurs mères.
Je n’ai pas aimé ce lieu. Ces enfants n’ont rien à faire là-bas mais j’ai eu l’amère prise de conscience qu’on ne peut pas juste raser un lieu parce qu’il ne nous plaît pas. le bien et le mal grandissent ensemble et sont séparés à la récolte et ça passe également par l’existence de tel lieu.
Maintenant que tout le monde pense pouvoir aller où il veut de grâce prenez vos précautions. Travaillez votre ancrage. Dans ce déplacement ce sont mes enfants qui étaient mon ancrage. Le truc hyper important que j’avais à faire c’était de retrouver mes enfants et je ne pouvais pas me laisser distraire plus que de raison.
Belle journée à vous

