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3 réponses à « Explorer hors des limites »
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Coucou Liliane,
Le sujet m’intéresse car cette histoire d’equilibre de nos polarité me pose problème depuis toujours. Il n’y a rien de pire pour le féminin de se qualifier de castratrice. C’est presque normal de mon point de vue d’avoir un masculin plus puissant que le féminin au regard de l’histoire des femmes et leur place dans nos sociétés paternalistes. On a toutes été des hommes probablement plus puissants et reconnus que les femmes que nous avons incarnées. La question est de comprendre en quoi cela peut nous faire souffrir ou créer un sentiment d’insécurité ou de confiance aujourd’hui. Ce qui est réparé reste fragile si on n’ose pas lui redonner la place qu’il mérite. C’est la réflexion que ton texte m’a inspiré. Pour moi la femme rusée est faible et c’est l’autre femme qui doit parler avec son cœur.-
Bonsoir Émilie,
Je t’avoue que j’ai réfléchi à toute cette histoire dans la journée et cette question de la place du féminin ne cesse de me tracasser. Je pense aussi que c’est tellement ancrée dans l’inconscient collectif que le féminin est synonyme de fragilité que, comme pour faire barrage, le pire en elle resurgit.
On voit très peu où pas du tout des combats pour les droits des hommes contrairement aux interminables manifestations pour la femme. Non pas que ça me pose un problème mais je crois que le simple fait de revendiquer veut dire qu’à un moment dans le partage du gâteau il y en a qui ont eu plus que les autres. Bref… Je ne sais même plus pourquoi j’ai pensé à ça 😀
En tout cas je pense que le féminin se trimbale parfois des peurs et blessures que lui dicte la société et travailler à lui rappeler sa légitimité dans l’histoire ne serait pas chose vaine.
Belle soirée
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Bonjour,
Je remets mes pieds dans mes sabots bien dans la terre, et en vous lisant « des souvenirs » remontent.
Depuis des siècles la Femme a été cadenassée par les lois, les décisions des hommes.
Elle a été placée dans un moule et surtout il ne fallait pas qu’elle puisse avoir des idées, de nombreuses civilisations l’ont considérée comme un objet. Elle était la propriété des hommes de sa famille, père, frères, mari…
Pendant des siècles on a brûlé les sorcières, les guérisseuses….Aujourd’hui encore, on a peur d’une femme guérisseuse
Je pense, tout bêtement, que l’homme a peur de perdre son pouvoir et que la femme accepte cette situation ancrée dans ses gênes. Mais à un moment donné et au fond du fond de nos cellules il doit rester des réminiscences d’égalité.
Il est certain « qu’à un moment dans le partage du gâteau il y a en a qui ont eu plus que d’autres », mais à quel moment ce partage a eu lieu et pourquoi.
Je suis de la génération qui a vécu mai 68, le vote de la loi Veil, mais je suis effarée de voir les comportements de certains aujourd’hui.
Beaucoup d’hommes et de femmes oublient « que la Femme et l’avenir de l’Homme » et ce quelque soient nos origines, nos croyances.
Je suis loin du féminin ou masculin sacrés, ou peut être pas tant que ça.
Bonne et belle journée.

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